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Dossier de rechercheUTBMMR52Printemps 2026

Dark Patterns, dissonance cognitive et décisions de sécurité

Dossier de recherche : conception, passation (n = 78) et analyse d'une expérience factorielle 2×2 menée auprès d'étudiants de trois filières à Belfort, dans le cadre du module MR52 de l'UTBM.

Lecture : 8 à 10 min

  • n = 78étudiants, 3 filières4 conditions de 18 à 21 personnes
  • 5,6 % → 26,3 %taux de soumission au piègeinterface neutre puis Dark Pattern, vidéo neutre
  • Contre-intuitifune tendance inattenduel'hypocrisie induite a accompagné plus de justifications, pas moins

[01]Synthèse

J'ai conçu le protocole, mené la passation et analysé les résultats : 78 étudiants de trois filières à Belfort (Info et EDIM à l'UTBM, HSE pour Hygiène, Sécurité, Environnement, hors UTBM), répartis aléatoirement, de façon stratifiée par filière, dans quatre conditions de 18 à 21 personnes.

Dans notre échantillon, le taux de soumission passe de 5,6 % à 26,3 % avec le Dark Pattern, une tendance nette mais à confirmer sur un échantillon plus large.

L'induction d'hypocrisie, censée protéger, n'a pas réduit les justifications : on observe plutôt l'inverse. Tous les résultats sont présentés comme des tendances exploratoires.

[02]La question

Les Dark Patterns (motifs obscurs) sont des interfaces conçues pour orienter les choix de l'utilisateur contre son propre intérêt : urgence artificielle, option sûre rendue discrète, coûts passés sous silence.

Ces interfaces poussent-elles des étudiants à céder leurs données pour une contrepartie inférieure au prix qu'ils avaient eux-mêmes fixé, et une intervention fondée sur la dissonance cognitive peut-elle les en protéger ?

[03]Cadre théorique

Quatre notions suffisent pour lire l'expérience. Les renvois pointent vers la bibliographie (section 08) et vers les pages du mémoire.

  • ELM et voie périphérique

    Selon le modèle de probabilité d'élaboration (Petty et Cacioppo), la persuasion emprunte une voie centrale, qui demande d'analyser les arguments, ou une voie périphérique, où l'on se fie à des raccourcis mentaux. Sous pression de temps ou en situation de surcharge, la voie périphérique domine : un badge, une couleur ou une preuve sociale pèsent plus que les arguments. C'est la porte d'entrée des Dark Patterns.

    Sourcesmémoire p. 7

  • Dissonance cognitive

    Théorisée par Leon Festinger, la dissonance est l'inconfort ressenti quand un acte contredit ses valeurs ou ses croyances. Pour le réduire, on tend à rationaliser : on ajuste son attitude pour la rendre compatible avec ce que l'on vient de faire. L'expérience cherche à provoquer la dissonance pour bloquer cette auto-justification, puis mesure ce qu'il en reste.

    SourcesSimplyPsychology (2023) • Courbet et al. (2013) • mémoire p. 8 et 9

  • Hypocrisie induite

    Ce paradigme, développé par Elliot Aronson, demande d'abord à la personne de défendre publiquement une norme (par exemple l'importance des mots de passe robustes), puis la confronte à ses propres manquements récents. L'écart entre le discours et les actes est censé créer une dissonance forte, qui pousse à aligner ses comportements futurs sur la norme.

    SourcesStone et Fernandez (2008) • Ryoo et Kim (2024) • mémoire p. 10 et 14 à 16

  • Techniques de neutralisation

    Ce sont les excuses que l'on se donne pour justifier un comportement risqué : déni de blessure, condamnation, défense de nécessité (« je n'avais pas le temps »), contournement (« j'utilise un mot de passe poubelle »). Siponen, Puhakainen et Vance (2020) rapportent, dans une étude de terrain auprès de 80 employés, une baisse de 5 des 8 techniques testées après une intervention par dissonance. Notre post-test les mesure sur des échelles de 1 à 5.

    SourcesSiponen, Puhakainen et Vance (2020) • mémoire p. 13 et 14

[04]Le protocole

Le protocole fusionne deux méthodes de la littérature : le Transaction Test de Bogliacino et al. (2023), qui piège mathématiquement l'utilisateur au lieu de lui demander s'il se sent manipulé, et l'intervention par dissonance de Siponen, Puhakainen et Vance (2020). Le scénario est une inscription étudiante sur « Bons Plans UTBM », une application fictive de réductions pour étudiants.

Le scénario en cinq étapes

  1. 1. Élicitation du prix

    Le participant indique la valeur minimale, en cartes cadeaux par mois, qu'il exigerait pour créer un compte en mode Express (sécurité faible, partage de données) : 2, 5, 10, 15 ou 20 €, ou un refus. Cette valeur est enregistrée à son insu comme référence.

  2. 2. Traitement

    Tous les participants regardent une vidéo officielle de prévention sur les mots de passe. Selon le groupe, elle est suivie ou non d'un questionnaire d'hypocrisie, par exemple : « Avez-vous déjà utilisé un mot de passe très simple par flemme de le retenir ? ».

  3. 3. Tâche distractrice

    Un court formulaire socio-démographique (âge, genre, semestre, filière) occupe la mémoire de travail, pour que le participant ne garde pas son prix en tête.

  4. 4. Le piège

    Le participant choisit entre le Profil Sécurisé (aucun gain) et le Profil Express (+ 5 € immédiats), présentés en interface neutre ou en interface Dark Pattern. Choisir le Profil Express alors qu'il exigeait davantage est compté comme une incohérence.

  5. 5. Post-test Likert

    Il évalue sur des échelles de 1 à 5 son adhésion à des justifications (techniques de neutralisation) : déni de blessure, condamnation, défense de nécessité, contournement.

Les deux interfaces du piège

Même écran, deux versions. L'interface neutre présente deux cartes de même poids, coûts et partage de données affichés sans détour. L'interface Dark Pattern combine jeu sur les mots (trick wording) et interférence visuelle. Les captures sont celles de l'expérience (réalisation personnelle) ; les textes restent en français, comme pour les participants.

EXT_FEED // BONS_PLANS_UTBM • CONTEXTE FICTIFINTERFACE NEUTRE
EXT_FEED // BONS_PLANS_UTBM • CONTEXTE FICTIFINTERFACE DARK PATTERN

Légende des repères

Les repères numérotés de la capture Dark Pattern renvoient à ces six éléments.

  1. Repère 1 :
    Élément de l'interface
    Badge « Offre Limitée - Recommandé »
    Mécanisme
    Urgence et rareté artificielles, recommandation implicite
    Dans l'interface neutre
    Aucun badge
  2. Repère 2 :
    Élément de l'interface
    « Profil Sécurisé » grisé, faible contraste
    Mécanisme
    Hiérarchie visuelle : l'option sûre paraît désactivée
    Dans l'interface neutre
    Deux cartes de même poids visuel
  3. Repère 3 :
    Élément de l'interface
    « Contrainte manuelle », « reconnexion forcée », « imposé »
    Mécanisme
    Cadrage négatif de la sécurité (trick wording)
    Dans l'interface neutre
    « Création manuelle », « Reconnexion à chaque visite »
  4. Repère 4 :
    Élément de l'interface
    « + 5 € CRÉDITÉS DIRECT » en vert, toutes les lignes cochées
    Mécanisme
    Gain immédiat mis en avant, tout paraît positif
    Dans l'interface neutre
    « + 5 € OFFERTS », coûts marqués d'une croix
  5. Repère 5 :
    Élément de l'interface
    « Expérience personnalisée (Synchronisation du réseau partenaire) », quasi invisible et cochée
    Mécanisme
    Partage de données dissimulé et euphémisé
    Dans l'interface neutre
    « Partage avec nos partenaires » marqué d'une croix, explicite
  6. Repère 6 :
    Élément de l'interface
    Disparition de « Transmission de l'historique »
    Mécanisme
    Omission d'un coût
    Dans l'interface neutre
    « Exploitation (Transmission de l'historique) » marqué d'une croix

Plan factoriel 2×2

Deux facteurs croisés, l'interface (neutre ou Dark Pattern) et le traitement (vidéo neutre ou vidéo suivie d'un questionnaire d'hypocrisie), donnent quatre groupes constitués aléatoirement, de façon stratifiée par filière. Le groupe 1 sert de référence ; le groupe 4 est le cœur de l'étude : la dissonance bloque-t-elle le Dark Pattern ? Les taux affichés sont les résultats, détaillés en section 05.

Répartition du panel

Participants par groupe et par filière (n = 78 ; HSE : Hygiène, Sécurité, Environnement, hors UTBM)
GroupeInfoEDIMHSETotal
1 • Contrôle48618
2 • Dark Pattern48719
3 • Dissonance48921
4 • Dissonance + Dark Pattern48820
Total16323078

Variables

Variables indépendantes

  • VI 1 • profil de l'étudiant (filière)
  • VI 2 • traitement : vidéo neutre ou dissonance induite
  • VI 3 • interface finale : neutre ou Dark Pattern

Variables dépendantes

  • VD 1 • incohérence (binaire, 0 ou 1) : l'étudiant cède-t-il ses données pour 5 € malgré ses exigences initiales ?
  • VD 2 • rationalisation (score de 1 à 5) : adhésion aux « fausses excuses » mesurée par échelles de Likert

Hypothèses

Elles ont été formulées avant la passation, dans la partie IV du mémoire (p. 22 et 23). Les énoncés de H2 à H4 en reprennent la formulation, abrégée.

  • H1 • La spécificité de filière

    À taux d'échec égal, les étudiants Info justifieront leur choix par le contournement technique, les étudiants EDIM par la praticité ergonomique.

  • H2 • L'attaque

    L'interface Dark Pattern (qui combine le Trick Wording émotionnel et l'interférence visuelle) augmentera significativement le taux de choix du Profil Express (choix incohérent) par rapport à l'interface neutre.

  • H3 • La défense

    Les groupes ayant subi le traitement par hypocrisie induite (groupes 3 et 4) présenteront des scores d'utilisation des techniques de neutralisation (VD 2 mesurée en post-test) significativement plus faibles que les groupes de contrôle.

  • H4 • Le bouclier mental

    Le groupe 4 (qui subit l'attaque du Dark Pattern après avoir été éveillé éthiquement) présentera un taux d'incohérence significativement inférieur à celui du groupe 2 (qui subit le Dark Pattern seul).

[05]Résultats

Dans notre échantillon, le taux de soumission passe de 5,6 % à 26,3 % avec le Dark Pattern, une tendance nette mais à confirmer sur un échantillon plus large. Avec une vingtaine de personnes par groupe, chaque point de pourcentage pèse lourd : tout ce qui suit se lit comme une tendance exploratoire.

Taux de soumission au piège

  • Interface : on observe 5,6 % en G1 et 26,3 % en G2. Le test du khi² de Pearson, sans correction, sur cette comparaison donne 2,93 et p = 0,087 : non significatif au seuil de 0,05.
  • Bouclier mental : avec le Dark Pattern, le taux est de 15 % (3 sur 20) après l'induction d'hypocrisie (G4) contre 26,3 % (5 sur 19) sans (G2), environ 11 points de moins, soit un écart de 2 personnes. Cela va dans le sens de H4, sans qu'on puisse l'affirmer.
  • G1 • interface neutre, vidéo neutre (contrôle)1 sur 18
    5,6 %
  • G2 • Dark Pattern, vidéo neutre5 sur 19
    26,3 %
  • G3 • interface neutre, vidéo + questionnaire d'hypocrisie4 sur 21
    19 %
  • G4 • Dark Pattern, vidéo + questionnaire d'hypocrisie3 sur 20
    15 %
Part des participants ayant choisi le Profil Express malgré leur prix initial (incohérence), par groupe. Échelle de 0 à 30 %. Source : soutenance, diapositive 11.

Profil des justifications

Les justifications sont mesurées sur des échelles de Likert de 1 à 5. La défense de nécessité (le manque de temps) est l'excuse la plus mobilisée par l'ensemble des étudiants ; elle atteint 3,39/5 chez les groupes 3 et 4 (valeur des groupes 1 et 2 non publiée). Le graphique compare les filières Info et EDIM.

  • Filière Info
    3,19/5
  • Filière EDIM
    2,81/5
Défense de nécessité : score moyen d'adhésion selon la filière. Échelle de 1 à 5. Source : soutenance, diapositive 13.

Les autres techniques (déni de blessure, condamnation) figurent sur les graphiques en radar de la soutenance sans valeurs chiffrées : je ne reprends ici que les valeurs publiées.

Analyse croisée : Info contre EDIM

Dans notre échantillon (16 Info, 32 EDIM), les profils techniques (Info) rationalisent globalement davantage que les profils design (EDIM) sur tous les critères. Ils assument davantage le recours au « mot de passe poubelle » (contournement : 2,56 contre 2,28), tandis que la défense de nécessité reste l'excuse numéro un pour les deux profils (3,19 et 2,81). Les diapositives de la soutenance ne comparent que Info et EDIM : les 30 étudiants HSE ne font pas partie de cette comparaison.

Côté valeur accordée aux données, 6 étudiants Info sur 16 (37,5 %) refusent tout prix, contre 3 sur 32 en EDIM, où le prix le plus fréquent est 15 € (12 sur 32). Les deux profils n'ont pas la même relation à la donnée comme monnaie d'échange (soutenance, diapositive 14).

  • Filière Info
    2,56/5
  • Filière EDIM
    2,28/5
Contournement (« mot de passe poubelle ») : score moyen d'adhésion. Échelle de 1 à 5. Source : soutenance, diapositive 13.
  • Filière Info4 sur 16
    25 %
  • Filière EDIM26 sur 32
    81,25 %
Part des étudiants déclarant qu'ils réutiliseraient un mot de passe existant pour créer un compte d'application étudiante, selon la filière (4 sur 16 en Info, 26 sur 32 en EDIM). Échelle de 0 à 100 %. Source : soutenance, diapositive 15.

Bilan des hypothèses

La soutenance classait H2 et H4 comme « validées ». Avec ces effectifs, je les lis aujourd'hui comme des tendances. H2 : khi² de Pearson non significatif (p = 0,087) ; H4 : écart de 2 personnes (5/19 contre 3/20), non testé.

  • H1 • filièreLecture prudente Tendance partielleProfils de rationalisation distincts, mais dépendance commune à la défense de nécessité.
  • H2 • attaqueLecture prudente Tendance dans le sens attendu5,6 % contre 26,3 %, mais khi² de Pearson non significatif (p = 0,087).
  • H3 • défenseLecture prudente Non soutenueTendance inverse observée : la rationalisation a plutôt augmenté.
  • H4 • bouclier mentalLecture prudente Tendance faible dans le sens attendu15 % (3 sur 20) contre 26,3 % (5 sur 19) avec le Dark Pattern, soit un écart de 2 personnes, à confirmer.

[06]Limites et validité

Montrer pourquoi ce travail n'est pas concluant fait partie du résultat. Voici ce qui borne ce que l'on peut dire.

  • Des effectifs très faibles

    Chaque condition compte 18 à 21 personnes. 26,3 % correspond à 5 personnes sur 19, et 5,6 % à 1 personne sur 18 : un seul participant déplace le taux d'environ 5 points.

  • Des tests réalisés, mais aux conditions d'application non réunies

    J'ai effectué les tests statistiques prévus. Sur la comparaison principale (G1 contre G2), le khi² de Pearson, sans correction, vaut 2,93 pour p = 0,087, au-dessus du seuil de 0,05 fixé dans le mémoire. Surtout, les effectifs sont trop faibles pour que les conditions d'application de ce test soient réunies (effectifs théoriques inférieurs à 5 dans plusieurs cases). Le test exact de Fisher est le test approprié pour de si petits effectifs. Je l'ai calculé a posteriori, pour cette page, après la soutenance (il ne figure pas dans le travail d'origine) : G1 contre G2, p ≈ 0,18 ; G2 contre G4, p ≈ 0,45 (bilatéraux). Tous les résultats sont donc à lire comme des tendances exploratoires, jamais comme des effets établis.

  • Un échantillon étroit

    Des étudiants de trois filières à Belfort (Info et EDIM à l'UTBM, HSE hors UTBM), des panels de tailles inégales (16, 32 et 30 personnes).

  • Une situation simulée et déclarative

    L'application est fictive : la décision n'engage pas de vraies données personnelles. Les justifications sont mesurées par questionnaire, donc exposées à un biais de désirabilité sociale (tendance à rationaliser ses choix a posteriori).

  • Une induction d'hypocrisie incomplète

    Le paradigme d'Aronson décrit dans la partie théorique commence par un engagement public en faveur de la norme, avant la confrontation aux manquements (mémoire p. 10). Dans l'expérience, l'induction s'est limitée au questionnaire sur les transgressions, sans cette étape d'engagement public (mémoire p. 18). Cela peut expliquer en partie la tendance inverse observée.

  • Ce qu'il faudrait pour conclure

    Beaucoup plus de participants par condition, des hypothèses et un plan d'analyse pré-enregistrés avant la passation, et un second terrain moins proche du premier. C'est la suite naturelle de ce travail.

[07]Ce que j'en retiens en tant qu'ingénieur

Quatre pistes de conception, formulées comme des hypothèses de travail et non comme des règles établies.

  • La friction peut pousser au contournement

    Chez les étudiants EDIM, 26 sur 32 (81,25 %) déclarent qu'ils réutiliseraient un mot de passe existant pour un compte d'application étudiante, ce qui suggère qu'une contrainte qui ajoute de la friction risque de produire des mots de passe poubelle ; l'enjeu est une sécurité sans friction.

  • Les profils techniques ne sont pas immunisés

    Les étudiants Info rationalisent davantage et assument plus le contournement (2,56 contre 2,28). Un quart d'entre eux (4 sur 16) réutiliserait encore un mot de passe existant pour un compte d'application étudiante.

  • Culpabiliser l'utilisateur peut être contre-productif

    Dans notre échantillon, l'induction d'hypocrisie a accompagné plus de justifications, pas moins. Ryoo et Kim (2024) décrivent un mécanisme voisin : la culpabilité pousse à réparer, la honte pousse à fuir.

  • L'équilibre visuel est une décision de sécurité

    Dans l'interface Dark Pattern, l'option sûre est grisée et les coûts sont omis ou euphémisés. En tant que développeur, j'y vois des paramètres de conception qu'on peut auditer : poids visuel égal, coûts explicites, libellés neutres.

[08]Bibliographie

Références du mémoire (pages 26 et 27), avec les liens qu'il fournit. Les liens externes s'ouvrent dans un nouvel onglet.

Livres en ligne

  • DAFFIN, Lee W. Jr., LANE, Carrie. Principles of Social Psychology. 2nd ed. Washington State University, 2020, 238 p..Ouvrir la source
  • JHANGIANI, Rajiv S., TARRY, Hammond. Principles of Social Psychology. 1st International H5P Edition. BCcampus, 2022, 736 p..Ouvrir la source
  • STANGOR, Charles. Principles of Social Psychology. 1st International Edition. eCampusOntario, 2017, 620 p..Ouvrir la source

Chapitres de livre en ligne

  • DALHOUSIE UNIVERSITY. What is Social Psychology? In: Introduction to Psychology & Neuroscience. Dalhousie University Libraries, 2020.Ouvrir la source
  • COURBET, Didier, FOURQUET-COURBET, Marie-Pierre, BERNARD, Françoise et al. Communication persuasive et communication engageante pour la santé : Favoriser des comportements sains avec les médias, Internet et les serious games. In: BLANC, Nathalie (dir.). Publicité et Santé : des liaisons dangereuses ? Le point de vue de la psychologie. In Press, 2013, p. 15.Ouvrir la source

Articles en ligne

  • MATZ, Sandra C., KOSINSKI, Michal, NAVE, Gideon et al. Psychological targeting as an effective approach to digital mass persuasion. Proceedings of the National Academy of Sciences, 2017, vol. 114, n° 48, p. 12714-12719.Ouvrir la source
  • WEINMANN, Markus, SCHNEIDER, Christoph, BROCKE, Jan vom. Digital Nudging. Business & Information Systems Engineering, 2016, vol. 58, p. 433-436.Ouvrir la source
  • GUÉGUEN, Nicolas, JACOB, Céline. Fund-Raising on the Web: The Effect of an Electronic Foot-in-the-Door on Donation. CyberPsychology & Behavior, 2001, vol. 4, n° 6, p. 705-709.Ouvrir la source
  • STONE, Jeff, FERNANDEZ, Nicholas C. To Practice What We Preach: The Use of Hypocrisy and Cognitive Dissonance to Motivate Behavior Change. Social and Personality Psychology Compass, 2008, vol. 2, n° 2, p. 1024-1051.Ouvrir la source
  • BOGLIACINO, Francesco, PEJSACHOWICZ, Leonardo, LIVA, Giovanni et al. Testing for Manipulation: Experimental Evidence on Dark Patterns. SocArXiv, 2023.Ouvrir la source
  • SIPONEN, Mikko, PUHAKAINEN, Petri, VANCE, Anthony. Can individuals' neutralization techniques be overcome? A field experiment on password policy. Computers & Security, 2020, vol. 88, p. 101617.Ouvrir la source
  • RYOO, Yuhosua, KIM, WooJin. Approach versus avoidance: A self-regulatory perspective on hypocrisy induction in anti-cyberbullying CSR campaigns. Journal of Business Ethics, 2024, vol. 189, n° 2, p. 345-364.Ouvrir la source

Pages de site internet

Conférences et actes

  • FOGG, B. J. A Behavior Model for Persuasive Design. Proceedings of the 4th International Conference on Persuasive Technology, Association for Computing Machinery, New York, 2009.Ouvrir la source

[09]Téléchargements

  • Mémoire

    Cadre théorique, analyse critique de trois protocoles, conception du protocole et plan d'analyse. Rédigé avant la passation : il ne contient pas les résultats.

    PDF • FR • 0,9 Mo • 28 p.

    [ PDF ]
  • Support de soutenance

    Protocole, résultats descriptifs (n = 78), analyse croisée et discussion statistique.

    PDF • FR • 0,9 Mo • 19 p.

    [ PDF ]

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